Voici comment Okombi Salissa et cie veulent créer un soulèvement populaire


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Voici comment Okombi Salissa et cie veulent créer un soulèvement populaire

Écrit par Talassa

  
Lundi, 14 Février 2011 12:48

Voici comment Okombi Salissa et cie  veulent créer un soulèvement populaire

Décidemment M. Sassou n’a pas de chances ! Les personnes à qui il fait confiance, sont les mêmes qui lui tirent sur le dos, comme en témoignent les actes inciviques et révoltants qui sont perpétrés quotidiennement  à l’encontre du peuple par certaines gens qui se disent du pouvoir est certains proches collaborateurs du Chef de l’Etat. parmi ceux – ci on peut citer un certain Okombi Salissa et d’autres membres de cette famille qui se comportent comme des véritables gangsters et hors-la-loi, marchant sur les magistrats et autres. Plusieurs affaires  opposent actuellement la famille Okombi Salissa à des tierces personnes. Celle concernant M. Moustapha en dit long.

M. Moustapha El Hadj dit avoir acheté, il y a plusieurs années une parcelle au centre ville de Brazzaville, à côté de l’ambassade de la République Démocratique du Congo. Après la transaction devant un notaire avec M. Kibodi, le vendeur, mais aussi l’acquisition du titre foncier, Moustapha a clôturé cette parcelle au moyen des tôles, avant d’y engager les travaux de construction. Content d’avoir acquis un lopin de terre dans le même secteur que les « grands prêtres », l’acquéreur a fait un déplacement hors du pays, le cœur tranquille.

Quand M. Moustapha a reçu un coup de téléphone d’un proche parent, ce fut comme un couperet sur sa tête. La nouvelle était amère comme la nivaquine. On lui avait appris que des travaux de construction étaient en train d’être exécutés sur son terrain. Il n’avait cessé de se demander qui était cet homme audacieux qui s’était permis une chose pareille ? Et pourquoi avait-il seulement choisi son terrain ? Revenu précipitamment à Brazzaville, M. Moustapha demanda en vain aux ouvriers d’arrêter le chantier. Les travaux avançant à une vitesse grand V, comme le font les parents de Mao Tsé-Toung, les travailleurs qui exécutaient les travaux dans cette parcelle l’avaient envoyé paître en se moquant copieusement de lui, et arguant qu’ils étaient intouchables parce qu’ils étaient protégés par un soi-disant frère de lumière (Franc-Maçon) très fort du régime diabolique de Mpila.

C’est à la justice que M. Moustapha va apprendre que cet l’homme fort en question, est une mineure et la fille d’André Okombi Salissa et de Gisèle Ngoma. Pire encore, on fait comprendre à Moustapha que cette petite fille a acheté la parcelle en présence de Me Tounda, notaire et ami du DG du journal Talassa, pourtant décédé depuis très longtemps.

Une procédure judiciaire fut donc entamée à la chambre civile du tribunal de grande instance de Brazzaville. L’ordonnance du 1er octobre 2010 impose l’arrêt immédiat et sans condition des travaux de construction qui étaient entrepris par la fille d’Okombi, conformément aux articles 213, 214 et 207 du code de procédure civile. On croyait qu’après cet arrêt, les choses allaient changer. Ce qui ne fut pas le cas du fait qu’Okombi qui devait arrêter les travaux, en attendant que le tribunal ne statue « publiquement, contradictoirement et en dernier ressort », avait foulé au pied cet arrêt. Le « caha président» du CADD-MJ et famille avaient donc poursuivi ses travaux. Cette fois-ci plus vite, à l’image de ce qui se fait pendant la fameuse « municipalisation accélérée ». Il se croyait encore au front 400 où il agissait sans foi ni loi.  M. Moustapha était donc très fâché du fait que sa parcelle soit spoliée par Okombi Salissa et famille. Touché par cette injustice, il avait souhaité qu’une vraie justice vole à son secours comme on l’a vu en Tunisie, avec la révolte populaire qui a fait basculer le régime de Ben Ali. Pareille révolte, comme le pensent plusieurs observateurs de la vie politique du pays n’est plus loin des portes du palais royal de Mpila, puisque les injustices sociales augmentent à une vitesse vertigineuse.

Sassou Nguesso, revenu aux affaires par la volonté permissive de Dieu ne devrait-il pas prendre soin du peuple ou entendre ses gémissements ? La chute du régime de l’Abbé Fulbert Youlou et celui d’Alphonse Massamba-Débat, causée en partie pour Youlou par les excès d’un certain Nzalakanda, et pour Débat par Mabouaka, Castro et d’autres tortionnaires du pouvoir de Massamba-Débat, devrait édifier M. Sassou et son entourage.

Pour notre  bien aimé frère Okombi Salissa, bien connu de nous, qui n’est pas un imbécile ou un cadavre pour ne pas changer, n’est-il pas temps de bien lire les signes du temps ? Du profond de son cœur qu’il médite sur les souffrances de M. Moustapha qui pense ce qui suit : «si la justice ne fait pas entendre la raison à Okombi pour qu’il me restitue ma parcelle, la solution est simple : je me brûlerai en public. Pour que les gens comprennent qu’on ne dirige pas un pays avec des fanfarons et des bandits qui se servent de leurs statuts pour extorquer les  biens des citoyens ». Est-ce une promesse ou un serment ? En tout cas, il faut laisser le temps au temps. Ces pratiques « sordides » sont monnaie courante chez les Okombi depuis que le« président-fondateur » a récupéré « sa » chose en 1997.

Ce bâtiment pousse sur un terrain litigieux

Il sied de signaler qu’Okombi n’est à son énième cas d’abus de pouvoir et d’autorité. A ces nombreux cas, on peut revenir sur les affaires l’opposent à Mme Malonga, Mme Ebina et bien d’autres situations. A cet effet, il a toujours défié la justice et même son patron Sassou. Le président qui a pourtant juré en 2009 de lutter avec la dernière énergie contre les antivaleurs telles que la fraude, la corruption et le banditisme, n’est-il pas en train d’encourager les mafiosi, en les laissant vivre dans l’impunité totale ?

Comme promis, si M. Moustapha s’immolait, comme le jeune Bouazizi en Tunisie, cela ne représentera-il pas un danger pour le pouvoir ? Est-ce que ce sacrifice ne provoquera-t-il pas la colère du peuple ou un soulèvement populaire comme au pays de Bourguiba ? Si par malheur, suite à cet acte le majestueux château de Mpila s’écroulait ? Et que dira la postérité du ministre Okombi Salissa ? Au moment où les peuples africains sont contre les régimes dictatoriaux, il n’est pas bon d’allumer le feu.

Pourquoi vouloir toujours créer des problèmes à Sassou Nguesso qui doit souffrir dans sa chair avec l’affaire des biens mal acquis qu’on lui colle alors que plusieurs dignitaires exhibent leurs biens pendant qu’ils se la coulent douce…

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA 

Mise à jour le Lundi, 14 Février 2011 12:52

 

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