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| Astrologues ou Satanistes : mages et sorciers |
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Écrit par Talassa |
| Mercredi, 29 Avril 2009 22:10 |
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Entre réunions sous la pleine lune et sabbat mystérieux des sorcières, les assemblées des mages font partie de la culture populaire. Plus mythiques que réelles, elles ont pourtant laissé des traces dans l’histoire… On relève les premières traces de sociétés organisées pratiquant la magie en Mésopotamie dès le IIIe millénaire avant notre ère quant naît une discipline nouvelle: l’astrologie. Ses ministres, les astrologues, forment une communauté ésotérique à laquelle tous les rois d’Assyrie font appel. Mages et devins peupleront le monde antique; des pythies aux haruspices en passant par les druides celtes, pas de civilisation sans la marque de leur influence… Toutefois, c’est avec le triomphe des idées chrétiennes que les pratiques païennes, ravalées au rang de coutumes diaboliques, sont perçues comme dangereuses et répréhensibles: les sorciers deviennent des agents du Malin. A plusieurs reprises, les papes condamnent sévèrement ceux qu’ils considèrent comme des hérétiques. Ainsi, une bulle rédigée sous Grégoire IX (1227-1241) déclare que «c’est à Satan que ces malheureux croient; ils le tiennent pour créateur du ciel (et) espèrent avoir un jour par lui le bonheur éternel». L’inquisition, qui avait été créée pour lutter contre cathares, s’empare rapidement de leur cas. Nécromanciens, devins, enchanteurs, sorciers, magiciens sont soupçonnés «d’agiter les éléments, de troubler l’esprit des hommes (…) venant à bout de leurs ennemis à l’aide des démons» (Isidore de Séville). Les procès commencent, sporadiques. C’est à la fin du Moyen Age seulement que se répand l’idée selon laquelle ils formeraient une fraternité occulte ayant conclu un pacte avec le diable. Sabbats e bûchers En plein XVIe siècle, alors que la réforme protestante divise l’Europe, les autorités catholiques sont à l’affût de la moindre déviation doctrinale. On assiste à l’embrasement de bûchers le long des frontières séparant terres catholiques et royaumes protestants. Les victimes sont souvent des femmes d’origine populaire, simples herboristes ou adeptes de cette magie de campagnes qui mêle prières chrétiennes et invocations de quelques divinités païennes rebaptisées Lucifer pour l’occasion… Forment-elles pour autant une véritable société secrète ? N’a-t-on pas plutôt projeté sur elles le fanatisme d’un complot satanique ? C’est en tout cas à cette époque que naît le mythe du sabbat des sorcières. Sous la direction de Satan qui pour l’occasion a pris l’apparence d’un bouc, ces femmes se livreraient aux comportements les plus débridés jusqu’au petit matin, chevauchant des balais, préparant des soupes infernales, se livrant même à l’anthropophage… Si de tels récits paraissent aujourd’hui fantaisistes, ils témoignent probablement de survivances de rituels païens, encore célébrés dans les campagnes européennes d’alors. Magicien et vieux grimoire En réalité, loin des campagnes et de la sorcellerie populaire, il existe de véritables groupes de magiciens. Ils appartiennent à une certaine élite intellectuelle et urbaine qui, dès le XIIe siècle, a eu accès à des manuscrits arabes de magie traduits en latin. D’autres écrits ont été élaborés par des adeptes chrétiens par la suite. Les plus répondus sont le Picatrix, le Grand et le Petit Albert, faussement attribués à Albert le Grand, ou encore le Dragon rouge, probablement d’origine hébraïque. Les adeptes de cette magie savante forment alors de véritables sociétés dont chacun des membres cherchent à conjurer les esprits, prédire l’avenir, connaître les vertus des plantes… Cornelius Aggripa (1486-1535) incarne la figure même du mage en quête des secrets de la Création, lui qui affirmait que «la magie est l’accomplissement de toutes les sciences naturelles». Souvent protégés par des principes, ces hommes lèguent leurs écrits kabbalistiques à qui voudra poursuivre leur quête, constituant ainsi des sociétés d’initiés se perpétuant par delà les siècles. Les lumières et les progrès n’ont pas entamé la croyance en l’efficacité de la magie. Au contraire, en plein XIXe siècle, peut-etre en réaction au rationalisme, des sociétés sécrètes comme la Golden Dawn ou encore l’Astrum Argentinum prétendent délivrer à leurs initiés les secrets de rituels de haute magie. Depuis, le succès du satanisme ne s’est pas démenti, principalement aux Etats-Unis où certaines sectes se réunissent pour célébrer la gloire de l’ange déchu… . / Astrologues Le mot gazerin n’apparrait que dans la partie araméenne du livre de Daniel (2:4b – 7:28) et vient d’une racine qui signifie:«détacher», par la référence, croit-on, à ceux qui divisaient le ciel en section (Dn 2:34).certains traductions françaises (Od; TOB; Sg) rendent le terme araméen original gazerin par «devin». (Dn 2:27; 4; 7; 5:7-11). Le culte des astres était pratiqué par ceux «qui, à partir de la position des étoiles au moment de la naissance des individus, déterminaient leur destinée en recouvrant à diverses sortes de calculs et à la divination». Foncièrement polythéiste, l’astrologie naquit en basse Mésopotamie, sans doute peu après le déluge, quant les hommes se détournèrent du culte pur de Jéhovah. Avec le temps, le mot chaldéen devient pour ainsi dire synonyme d’astrologue. Selon la pseudo science qu’est l’astrologie, chaque partie du ciel était dominée par un dieu différent. On prétendait que tous les mouvements et phénomène célestes, tels que le lever et le couché du soleil, les équinoxes et les solstices, les phases de la lune, les éclipses et les phénomènes atmosphériques étaient le fait des dieux. On notait donc régulièrement les mouvement cosmiques et on élaborait des cartes et des tables et des tables complexes de ces mouvements cosmiques et on élaborait des cartes et des tables complexes de ces mouvements, à partir desquelles on prédisait les évènements intéressant la terre et les humains. On croyait que toutes les affaires publiques ou privées étaient régentait par les dieux du ciel. Aussi ne prenait-on aucune décision politique ou militaire sans avoir demandé aux astrologues de ce prononcer après avoir lu et interprété les présages. Les prêtres finirent donc par détenir un grand pouvoir et exercer une forte influence sur le peuple. Ils prétendaient détenir une intelligence et des pouvoirs surnaturels de même qu’une grande sagesse. Il n’y avait pas un seul grand temple construit par les Babyloniens qui ne dispose d’un observatoire astronomique. Au VIIIe siècle av. n. le prophète Isaïe annonça la destruction de Babylone. Il mit au défit les conseillers de cette ville condamnée, des astrologues contemplateurs d’étoiles, de la sauver: «Tu (Babylone) t’es lassée avec la multitude de tes conseillers. Qu’ils se lèvent donc et qu’ils te sauvent, les adorateurs des cieux, ceux qui observent les étoiles, ceux qui, aux nouvelles lunes, dispensent la connaissance à propos des choses qui viendront sur toi». Is 47:13 Plus tard, Daniel et ses trois compagnons furent emmenés en captivités aux pays des astrologues. Les ayant mis à l’épreuve «quant à toute affaire de sagesse et d’intelligence», le roi de Babylone trouva ces Hébreux «dix fois supérieurs à tous les prêtres magiciens et évocateurs d’esprits qui étaient dans tout le royaume (Dn 1:20)». Par la suite, Daniel fut appelé «chef des pretres-magiciens (Dn 4:9)», mais il est à noter qu’il n’abandonna jamais le culte de Jéhovah pour devenir un contemplateur des étoiles, un diviseur du ciel. Lorsqu’en une certaine occasion les astrologues et les autres «sage»se montrèrent incapables de faire connaître à Néboukadnetsar le rêve qu’il avait eu, le roi entra dans une grande colère telle qu’il s’écria : «on vous arrachera les membres et vos maisons seront transformées en latrines publiques (Dn 2:5)». Daniel et ses compagnons étaient eux aussi concernés. Toutes fois, avant que cet ordre expéditif ne soit exécuté, Daniel fut introduit devant le roi, à qui il dit: «il existe un Dieu dans les cieux qui est révélateur des secrets (…). Quant à moi, ce n’est pas parce que sagesse existe en moi plus qu’en tous les vivants que se secret m’est révélé Dn 2:28-30)». Qui étaient les mages qui rendirent visite à Jésus petit enfant ? Etaient-ce des astrologues, des magiciens ceux qui apportèrent des présents à Jésus petit enfant (Mt 2:1-16) ? A propos de l’identité de ces magois le dictionnaire biblique (The Imperial Bible-Dictoinary) déclare: «Selon Hérodote, les mages étaient une tribut de Mèdes qui se prétendaient capable d’interpréter les rêves et qui étaient officiellement chargés des rites sacrés(…) en bref, ils constituaient la classe instruite et sacerdotale. Ils possédaient, pensait-on, le don surnaturel de prédire l’avenir d’après les livres et observation des étoiles. (…). Cependant, les Chaldéens donnèrent le nom de mages aux membres de leur caste sacerdotale, et c’est ainsi que nous devons comprendre Hérodote quand il présente les mages comme une tribu mèdes. Justin Origène et Tertullien avaient donc raison de penser que les magoi dont il est question en Mathieu 2:1 étaient des astrologues. Turtullien écrivit:«Nous savons quels rapports unissent la magie et astrologie. Les interprètes des étoiles furent les premiers (…) qui lui apportèrent (à Jésus) des présent». Le vocable «mages»fut couramment utilisé comme terme générique pour désigner les astrologues en orient. De solides preuves indirectes démontrent donc que les magois qui rendirent visite à l’enfant Jésus étaient des astrologues. Ainsi, The New Testament de Charles Williams traduit ce terme par «contemplateurs des étoiles» et met cette note: «c’est-à-dire ceux qui étudient les étoiles en rapport avec les événements de la terre». C’est donc fort justement que, dans le texte ou en note, des traductions mettent «astrologues» en Mt 2:1. Le récit biblique n’indique pas combien d’astrologue «venus de l’Est» apportèrent or, oliban et myrrhe à Jésus Bébé. Rien n’appuie la tradition selon laquelle ils étaient trois (Mt 2:1). Etant des astrologues, ils servaient des faux dieux et se laissèrent guider, sciemment ou non, par ce qui leur parut être une «étoile» en mouvement. Ils avertirent Hérode que le roi des Juif était né, et Hérode chercha à faire mourir l’enfant Jésus. Mais le complot échoua. Jéhovah intervint et se révéla plus puissant que les dieux démons des astrologues ; par conséquent, au lieu de retourner chez Hérode, les astrologues rentrèrent chez eux par un autre chemin après avoir été «divinement avertis en songe (Mt 2:2-12)». La divination par le foie et l’astrologie Il semble que l’examen du foie ait été une pratique propre à l’astrologie (Ez 21:21). On a retrouvé dans l’école d’un temple à Babylone un foie en argile qui datait du temps de Hammourabi. Un de ses cotés était divisé en zones représentant le jour et la nuit. Son bord était divisé en 16 sections qui étaient les noms de divinités du ciel. Ainsi, les pratiquants de cette forme de divination divisaient le ciel selon des limites purement imaginaires et faisaient de même avec le foie de leurs victimes sacrificielles. Quant ils offraient des sacrifices, ils examinaient le foie, qu’ils considéraient comme une représentation en miniature du ciel, afin de voir quels présages les dieux leur envoyaient. Molek et l’astrologie en Israël On a des raisons d’affirmer que les astrologues étaient étroitement associés au culte de Molek, un dieu qu’on représentait parfois avec une tête de taureau. Les Babyloniens, les Cananéens, les Egyptiens et d’autres peuples encore adoraient leurs divinités -Mardouk, Molek, Baal, etc.…- sous les traits d’un taureau, qui était aussi un des principaux signes du zodiaque. Le dieu-soleil était souvent représenté sous la forme d’un taureau, dont les cornes symbolisaient les rayons, et dont on associait la puissance reproductrice à l’astre «qui donne la vie». Sa femelle, la vache, recevait un honneur identique comme symbole de la déesse Ishtar, connue également sous le nom d’Astarté. Quand donc Aaron et Yarobam introduisirent le culte du taureau (ou culte du veau) en Israël, Jéhovah tint cet acte pour un pêché très grave (Ex 32:4-8; Dt 9:16; 1R 12:28-30; 2R 10:29). Le royaume apostat composé des dix tributs d’Israël fut invectivé pour avoir pris part à ce culte astrologique car «ils abandonnaient tous les commandements de Jéhovah leur Dieu; alors ils se sont fait des statuts en métal fondu, deux veaux, et se sont fait un poteau sacré, puis ils se sont prosternés devant toute l’armée des cieux et ont servi Baal; et ils faisaient passer leurs fils et leur filles par le feu, pratiquaient la divination et cherchaient les présages (2R 17:16-17)». Dans le royaume des deux tribus, le mauvais roi Ahaz et son petit fils Manassé se firent les promoteurs du culte des étoiles et commirent l’abomination d’offrir leurs enfants en les immolant par le feu (2R 16:3-4; 21:3-6; 2Ch 28:3-4; 33:3-6). Le bon roi Yoshiya, cependant, «destitua les prêtres des dieux étrangers qui faisaient de la fumée sacrificielle pour Baal, pour le soleil, pour la lune, pour les constellations du zodiaque et pour toute l’armée des cieux, puis il abattit les hauts lieux et rendit Topheth impropre au culte «pour que personne ne fasse passer par le feu son fils ou sa fille, pour Molek (2R 23:5; 10; 24)». Par l’intermédiaire des prophètes Tsephania et Jérémie, Jéhovah invectiva contre ces roi pour leur pratiques astrologiques, étant «ceux qui se prosternent sur les t oits devant l’armée des cieux» et qui font des serments par Malkam (Molek). On trouve une autre illustration des liens qui existaient entre le culte de Molek, le culte du veau et l’astrologie dans le récit que fit Etienne de la rébellion des Israélites dans le désert. Après qu’ils eurent crié a Aaron: «Fais nous des dieux qui marchent en avant de nous», Jéhovah les a «livrés pour offrir un service sacré à l’armée du ciel, comme c’est écrit dans le livre des prophètes ; ce n’est pas à moi que vous avez offert des victimes et des sacrifices (…) mais ce sont la tente de Molok et l’étoile du dieu Réphan que vous avez prises (Ac 7:40-43)». Dieu condamne l’astrologie Une vérité première est énoncée en ces termes tout simplement: «Au commencement Dieu créa les cieux et la terre», y compris les planètes de notre système solaire ainsi que les étoiles et leurs constellations (Gn 1:1,16; Jb 9:7-10). Toutefois, quand Jéhovah procéda à cette merveilleuse création, il n’entendait pas que l’homme fasse de ces corps célestes des dieux. Il interdit donc formellement à son peuple d’adorer aucune «forme qui ressemble à quoi que ce soit qui est dans les cieux en haut (Ex 20:3-4)». L’astrologie sous toutes ses formes est proscrite par Dieu. (Dt 18:10-12). |
| Mise à jour le Mercredi, 29 Avril 2009 22:18 |