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| Septembre noir… |
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Écrit par Talassa |
| Jeudi, 08 Septembre 2011 16:22 |
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Trois officiers généraux et leurs lieutenants créent la panique à Brazzaville
Vendredi 2 septembre 2011 aura été un vendredi noir, eu égard aux actes de violence commis sur plusieurs personnes dont Paul-Marie Mpouelé, Leader du RJP (Rassemblement des jeunes patriotes, un parti membre de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD), cette plate-forme de l’opposition congolaise que préside Mathias Dzon, ancien candidat à la présidentielle 2009. Trois généraux devraient être interpellés pour cette chasse aux sorciers : le général Jean-François Ndenguet, nouvellement intronisé Directeur général de la police (Dgp) ; le général Blaise Adoua, Directeur général de la sécurité présidentielle et le général Benoît Moundelé-Ngollo, préfet du département de Brazzaville. plusieurs enlèvements et scènes de violence se sont passés dans les quartiers nord de Brazzaville. Paul-Marie Mpouelé par exemple a été rattrapé par des hommes en armes qui le filaient à bord d’un véhicule 4×4 verte qui appartiendrait à la présidence. Paul-Marie Mpouelé, le leader infortuné, a été sommé de sortir de la voiture taxi qui le ramenait, avec quelques militants depuis l’esplanade du CNRTV (Centre national de radio et de Télévision) à Nkombo jusqu’au quartier Moungali III. Aussitôt après, il a été tabassé, roué de coups, injurié, blessé puis déshabillé ! Sous le motif qu’il devrait organiser un meeting suivi d’une marche pacifique, sans autorisation. Alors qu’il s’agissait non pas d’une marche mais plutôt d’un mouvement citoyen des jeunes de plusieurs partis politiques sous forme de sit -in, ponctué d’une grève de la faim. Selon Paul Marie Mpouélé, plusieurs demandes d’auutorisation pour manifester sur la place publique avaient été déposées auparavant sur la table du préfet de Brazzaville. Celui-ci les a toujours rejetées. Non seulement au détriment du RJP, mais au détriment de toute l’opposition congolaise. C’est pourquoi, au nom du droit de manifester garanti par la Constitution du 20 janvier 2002, les militants du RJP ne pouvaient plus attendre pendant mille ans une autorisation incertaine, avant d’aller sur l’esplanade du CNRTV, pour dénoncer ce qui ne va pas dans la société. Leur marche était pourtant pacifique. Mais, à peine, elle devrait commencer que des éléments de la force publique ont fait irruption sur les lieux pour disperser les manifestants qui, eux, n’avaient qu’un besoin : celui de crier leur ras-le-bol pour avoir été abandonnés au chômage et à la mendicité. Comme l’est d’ailleurs la majeure partie du peuple congolais. Selon eux, une minorité au pouvoir se sucre, se la coule douce, s’offre des villas et des voitures de luxe, puisque le taux de croissance économique du Congo, a atteint deux chiffres grâce notamment à une meilleure vente de produits pétroliers, tandis que la majorité du peuple végète. Dès lors, les jeunes Congolais ne cessent de se demander pourquoi cette redistribution des fruits de la croissance à deux vitesses, entre la minorité aux affaires et la majorité du peuple laissée pour compte au bord du ‘’Chemin d’Avenir ». Un usage abusif de la force Ce jour-là, les Brazzavillois étaient apeurés par le nombre impressionnant des militaires, policiers et autres chiens d’élite, que transportaient de gros véhicules de l’armée sur les grandes artères de la ville, telles que la route Nkombo-Moukondo, l’avenue Loutassi ; (au plateau des 15 ans), l’avenue des AET (proche l’école militaire préparatoire Général le clerc) et l’Avenue de l’OUA (en direction du pont du Djoué)… Beaucoup de citoyens commençaient à faire leurs valises pour quitter la ville : En effet, surarmés, les hommes en uniformes ont procédé à plusieurs arrestations entre autres, celle de M. Okana qui a été jété par la suite à la DGST. Selon des experts militaires, cette impressionnante armada, notamment les chiens et les troupes d’élite de la réserve ministérielle, ne sortent des casernes qu’en situation de guerre. Or, il n’en était rien qui expliquait ce déploiement. Pourquoi donc avoir déployer de gros moyens pour mâter des citoyens sans défense.
L’Etat de droit en question Pourquoi ces genres de déploiements interviennent pour une petite manifestation? Qui a autoriser ces chefs militaires d’agir ainsi? Est-ce Sassou lui-même qui veut d’une chose et de son contraire? Voilà autant de questions qui taraudent les esprits. Au regard de ce qui précède l’Etat de droit est ainsi remis en cause au Congo par les autorités chargées de faire respecter les droits de l’homme, comme : le droit de manifester ; la liberté d’expression ; le droit d’être sécurisé par la police ; le droit à la justice ; le droit au travail ; le droit d’être informé ; l’accès aux médias d’Etat, etc. Cela dit, les autorités qui ont abusé de leur position dominante pour déployer des moyens importants de la force publique au point d’apeurer la population devraient répondre. Si nous ne faisons attention, Jean François Ndénguet qui a des instruments dangereux maintenant entre ses mains risquera de provoquer l’irréparable bientôt. (A suivre)
G.Fortune DOMBE BEMBA |
| Mise à jour le Jeudi, 08 Septembre 2011 16:23 |