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| Scandale à la justice : Un diplomate camerounais jeté à la Maison d’arrêt de Brazzaville |
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Écrit par Talassa |
| Vendredi, 25 Septembre 2009 10:17 |
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Dans la nuit du 18 septembre 2009, pendant que les Brazzavillois et certains sujets étrangers résidant dans la ville capitale, se perdaient encore en conjoncture pour maîtriser pour les uns, la composition du premier gouvernement du «Chemin d’Avenir», et polémiquer pour les autres sur cette équipe gouvernementale, une folle rumeur a également fait le tour de Brazzaville. Cette rumeur faisait notamment état de l’interpellation de M. Paul Giles Nanda, un cadre de Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), qui jouit pourtant d’une immunité diplomatique.
M. Giles Nanda est actuellement écroué à la Maison d’Arrêt de Brazzaville pour délit de diffamation contre Mme Bertille Yoka. Cette Congolaise qui travaille à la BDEAC comme Assistante de direction, aurait été nommément citée par M. Giles Nanda dans le mémento qu’il a rendu public et fait parvenir auprès des Chefs d’Etat de la CEMAC, mais aussi aux différents partenaires de cet établissement bancaire selon certaines indicrétions. Dans ce mémento, son auteur fustige la gestion calamiteuse et peu orthodoxe de la BDEAC, par son Président, M. Anicet Georges Dologuélé. Il dénonce également dans ce document, à la page 38, les relations intimes liant secrètement M. Anicet Georges Dologuélé et Mme Yoka. Selon l’auteur du mémento, cette Congolaise serait devenue, semble-t-il, la maîtresse du Président de la BDEAC et mère d’un fils né hors mariage dont il est le père. Ce qui aurait pu être classé du domaine de la vie privée, a pris une autre tournure. On a aussi appris dans ce cadre que cette relation intime serait à l’origine d’un important crédit de plus d’un milliard de FCFA, octroyé, avec le soutien inconditionnel d’Anicet Georges Dologuélé, par la BDEAC à l’actuel ministre d’Etat, coordonnateur du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, M. Aimé Emmanuel Yoka. Ce ministre d’Etat, gardes des sceaux, ministre de la justice et des droits humains est, à en croire certaines rumeurs, le père géniteur de Mme Bertille Yoka, la prétendue concubine de M. Dologuélé. Le feuilleton s’avère complexe et compliqué. Pris au vif par cette information, l’infatigable enquêteur maison du journal de Talassa s’est déporté sur le terrain. Auprès de la famille du ministre d’Etat Aimé Emmanuel Yoka, on n’est pas au courant de la nouvelle concernant l’arrestation de M. Giles Nanda qui se trouve pourtant bel et bien actuellement à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. Cette famille s’étonne et s’indigne de cette rumeur et surtout de voir le nom du ministre d’Etat cité dans une telle affaire troublante. On affirme également haut et fort qu’«il n’existe pas parmi les progénitures de la famille du ministre d’Etat Aimé Emmanuel Yoka, une quelconque fille portant le prénom de «Bertille». Pour eux, ni le ministre d’Etat,ou un des membres de sa famille, n’a perçu un sou à la BDEAC». Le ministre d’Etat ignore totalement cette affaire, nous a-t-on dit. Qui veut donc nuire à la famille Yoka ? M. Dologuélé qui s’est pas empêcher de nous recevoir, eu égard à la gravité de cette affaire, nie en bloc toutes les allégations faisant état des relations intimes entretenues par le Président de la BDEAC et Mme Bertille Yoka. Il a, en outre, répété qu’il n’est ni de loin ni de près lié l’arrestation de M. Nanda. Il a aussi, bien contraint au droit de réserve par rapport à ses fonctions actuelles, fait savoir qu’il ne cesse aujourd’hui de recevoir dans le cadre de cette affaire de nombreux appels anonymes menaçants et injurieux. Son ménage a pris un coup sérieux face aux nombreuses allégations mensongères dont il est victime. M. Dologuélé rappelle que les accusations qui rapportent que lui et Mme Bertille auraient des rapports extraconjugaux, son totalement infondées. Ce qui est plus scandaleux encore, c’est que Mme Bertille Yoka, selon les informations glanées par notre recherchiste maison, ne fait pas partie des progénitures issues de la famille du ministre d’Etat, Aimé Emmanuel Yoka. Pourquoi tant d’acharnement sur M. Dologuélé ? Le Procureur de la République, a requis le caractère confidentiel de l’instruction. Car, au stade actuel des investigations, le secret de l’instruction est garanti par la loi. Concernant l’incarcération d’un diplomate qui est couvert par l’immunité, ce haut fonctionnaire de la justice congolaise a dit qu’il s’agissait d’une affaire de droit commun. L’immunité ne s’appliquerait-elle pas à des cas de droit commun ? M. Nanda que nous avons rencontré, se dit avoir été «victime d’un enlèvement». Ce cadre de la BDEAC croupit à la Maison d’Arrêt de Brazzaville sur la base d’une plainte déposée par Mme Bertille Yoka. C’est ça la vérité, a-t-il relevé. Il a marqué sa surprise pour cette arrestation, dont il n’a reçu au préalable aucune convocation. Les gendarmes munis d’un mandat d’amener, qui étaient venus l’arrêter à son lieu de travail n’ont pas pu exécuter leur mission parce qu’ils avaient rencontré l’opposition de M. M. Grébali, un membre du Comité de direction de la BDEAC qui leur a rappelé les principes de l’immunité du siège et des agents de cette institution financière sous-régionale. La première tentative ayant échoué, ces gendarmes lui ont tendu un guet-apens. Contre toute attente, cette immunité a été contournée par ces éléments de la gendarmerie, qui se sont embusqués, à quelques mètres du domicile de M. Nanda, avant d’être appréhendé aux environs de 17 heures dans la rue, a-t-on appris. Selon lui, Il a été ensuite conduit brutalement au poste de gendarmerie du Parquet de Brazzaville. Le Substitut du Procureur, Moufouta en le recevant, lui a fait savoir les faits pour lesquels il était poursuivi et l’a fait écrouer à la Maison d’Arrêt de Brazzaville aux environs de 20 heures. Cette procédure pourrait faire réfléchir plus d’un Congolais. Un fonctionnaire de la justice quel qu’il soit, a-t-il le droit de déférer à des horaires indues, un prévenu dans une Maison d’Arrêt ? N’est-il pas interdit à nos Maisons d’Arrêt de recevoir à des pareilles heures, un prévenu ? Que font donc nos magistrats en des pareils cas, du principe de présomption d’innocence dont doit jouir tout prévenu et de l’immunité dont doivent bénéficier certains cadres accrédités au pays ? Les magistrats congolais devraient avoir encore en mémoire les dérapages judiciaires perpétrés par certains cadres véreux de la justice congolais et qui ont conduit à la perte des vies humaines. Les exemples sont lésions. M. Nanda dément avoir fait état dans le mémento de la vie privée du Président de la BDEAC. Ce rapport confidentiel, a-t-il souligné, a été adressé particulièrement aux chefs des Etats de la CEMAC, par le truchement du président Dologuélé. En définitive, il est important de signaler ici que cette affaire n’a rien à avoir avec M. Aimé Emmanuel Yoka, moins encore Anicet Georges Doléguélé qui est en train de se battre pour la libération de M. Nanda en commettant ses services de rapprocher du ministère des Affaires étrangères qui devrait s’adresser directement au ministère de la justice. A suivre… Ghys Fortune DOMBE BEMBA
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| Mise à jour le Vendredi, 25 Septembre 2009 10:21 |