Quand la mort frappe un être aimé


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Quand la mort frappe un être aimé

Écrit par Talassa

  
Jeudi, 14 Juillet 2011 12:11

Comme la plupart des personnes endeuillées vous le diront, quant la mort vous prend votre enfant, votre mari, votre femme, votre père, votre mère, ou votre ami, elle est vraiment ce que le rédacteur chrétien Paul a appelé le dernier ennemi. La première réaction normale est souvent de refuser l’affreuse nouvelle.

Ya-t-il une espérance véritable ?

Le rédacteur biblique Paul a évoqué l’espoir d’être débarrassé du dernier ennemi, la mort. Il a écrit : la mort sera réduite rien. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort (1 Corinthiens 15 :26). Comment Paul pouvait-il en être si sûr ? Parce qu’il l’avait appris de celui qui avait été relevé d’entre les mort, jésus Christ (Actes 9 :3-19). C’est également la raison pour laquelle Paul a pu écrire : « Puisqu’en effet la mort vient par un homme [Adam], la résurrection des mort vient aussi par un homme [jésus Christ]. De même en effet qu’en Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus à la vie (1 Corinthiens 15 : 21, 22).

Jésus a été profondément ému quand il a rencontré la venue de Naïn et qu’il a vu son fils mort. Le récit biblique nous dit : Quand il arriva près de la porte de la ville [Naïn], eh bien, voyez, on portait dehors un mort, le fils unique-engendré de sa mère. De plus, elle était veuve. Une foule considérable de la ville était aussi avec elle. Et quand le seigneur l’aperçut, il fut pris de pitié pour elle, et il lui dit : Cesse de pleurer.’ Sur quoi il s’avança et toucha la civière, et les porteurs s’arrêtèrent, et il dit : ‘ Jeune homme, je te dis : Lève-toi !’ Et le mort se redressa et commença à parler, et il le donna à sa mère. Alors une crainte les saisit tous, et ils se mirent à glorifier Dieu, en disant : Un grand prophète a été suscité parmi nous et : Dieu s’est occupé de son peuple. Remarquez que Jésus a été pris de pitié au point de ressusciter le fils de la veuve pensez à ce que cela présage pour l’avenir ! (Luc 7 : 12-16).

Là, devant témoins, Jésus a opéré une résurrection inoubliable. C’était un gage de la résurrection qu’il avait déjà annoncée quelque temps avant cet événement, un retour à la vie sur terre sous « de nouveaux  cieux ». En cette circonstance, Jésus avait dit : « Ne vous étonnez pas de cela, parce que l’heur vient où tous ceux qui sont dans les tombes de souvenir entendront sa voix et sortiront (Révélation 21 : 1, 3, 4 ; Jean 5 : 28, 29 ; 2Pirre 3 : 13) ».

D’autres personnes ont été témoins d’une résurrection, par exemple Pierre et quelques autres parmi les 12 qui ont accompagné Jésus dans ses déplacements. Ils ont vraiment entendu Jésus ressuscité leur parler près de la mer de Galilée. Nous lisons, Jésus leur dit : Venez déjeuner. Aucun des disciples n’avait le courage de lui demander : Qui et-tu ? Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus vint et prit le pain et le leur donna, et de même le poison. Ce fut là la troisième fois que jésus apparut aux disciples après avoir été relevé d’entre les morts (Jean 21 : 12-14).

Pierre pouvait donc écrire avec conviction : « Béni soit le Dieu et père de notre Seigneur Jésus Christ, car selon sa grande miséricorde il nous a donné une nouvelle naissance pour une espérance vivante grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts. » 1Pierre 1 : 3.

L’apôtre Paul a exprimé sa solide espérance en vent énoncées dans les Prophètes ; et j’ai cette espérance envers Dieu, espérance que ces hommes nourrissent eux aussi, qu’il va y avoir une résurrection tant des justes que des injustes (Acte 24 : 14, 15) ».

Des millions de gens peuvent donc avoir la solide espérance de revoir vivre sur la terre ceux qu’ils aimaient, toutefois dans des conditions différentes.

Personnage Biblique qui a pleuré

La Bible contient de nombreux exemples de personnes qui ont exprimé ouvertement leur chagrin. Le roi David a pleuré la perte de son fils Amnôn, qui avait été assassiné. De fait, il pleura des pleurs très abondants (2Samuel 13 : 28-39). Il a même pleuré à la mort de son fils Absalom, qui l’avait trahi en tentant d’usurper la royauté. Le récit biblique nous dit : Alors le roi [David] se troubla et monta dans la chambre haute au-dessus de la porte et se mit à pleurer ; et voici ce qu’il disait tout en marchant : Mon, fils Absalom, mon fils, mon fils Absalom ! Ah ! Que ne suis-je mort à ta place, Absalom mon fils, mon fils ! (2 Samuel 18 :33). David a pleuré comme tout père normal. Combien de parents ont souhaité être morts à la place de leurs enfants ! Il semble si aberrant qu’un enfant meure avant son père ou sa mère.

Comment Jésus a-t-il réagi à la mort     de son ami Lazare ? Il a pleuré en approchant de la tombe de souvenir (Jean 11 : 30-38). Plus tard, Marie la Magdalène a pleuré près de la tombe de Jésus (Jean 20 :11-16). Il est vrai qu’un chrétien qui connaît l’espérance biblique de la résurrection n’est pas inconsolable comme les personnes dont les croyances relatives à la condition des morts ne pas fondées sur la Bible. Toutefois, les vrais chrétiens étant des humains aux sentiments normaux, même l’espérance de la résurrection ne les empêche pas d’éprouver du chagrin et de pleur la disparition d’un être aimé.

1 Thessaloniciens 4/13, 14.

Pleurer ou ne pas pleurer

Qu’en est-il de nos réactions aujourd’hui ? Trouvons-nous difficile ou embarrassant de montrer nos sentiments ? Que recommandent les conseillers de notre époque ? Leur point de vue concorde souvent avec la sagesse ancestrale de la Bible. Ils disent que nous devrions exprimer, et non pas refouler, notre chagrin. Cela nous rappelle les hommes fidèles de l’antiquité, tels Job, David et Jérémie, dont la Bible rapporte les expressions de chagrin. Assurément, ces hommes n’ont pas étouffé leurs sentiments. Par conséquent, ce n’est pas le moment de vous isoler chagrin sont différents selon les cultures. Elles varient également en fonction des croyances religieuses prédominantes.

Que faire si vous avez envie de pleurer ? Rappelons qu’à la mort de Lazare, Jésus « gémit dans l’esprit et […] se laissa aller aux larmes (Jean 11 : 33, 35) ». Ainsi il montra qu’il est normal de pleurer la mort d’un être aimé.

C’est ce que confirme Anne, une mère qui a perdu sa petite fille, Rachel, de la mort subite du nourrisson. Son mari a raconté : « Ce qui est surprenant, c’est qu’aux obsèques ni Anne moi ne pleurions. Tout le monde pleurait sauf nous. » Ce à quoi Anne a répondu : « C’est vrai, mais j’ai versé suffisamment de larmes pour eux. Je crois que j’ai vraiment pris conscience du drame quelques semaines plus tard, une journée où je me sis retrouvée seule à la maison. J’ai sangloté toute la journée. Mais je pense que cela m’a aidée, car je me suis sentie mieux. J’avais besoin de pleurer la disparition d mon bébé. Je suis convaincue qu’il faut laisser naturellement enclin à leur dire : « Ne pleur pas, cela ne les aide pas vraiment ».

Comment certains réagissent

Comment certains ont-ils réagi à la disparition d’un être aimé ? Prenons les cas de Juanita. Elle sait ce que c’est que de perdre un bébé. Elle avait déjà fait cinq fausses couches. A présent, elle était de nouveau enceinte. On comprend donc l’angoisse qui l’a étreinte quand elle a dû être hospitalisée à la suite d’un accident de voiture. Deux semaines plus tard, elle avait ses premières contractions, prématurément. Peu après, Vanessa était née. Elle pesait à peine plus de neuf cents grammes. « J’étais tellement émue, se souvient Juanita. J’avais enfin un enfant ! » Je me sentais affreusement vide. On m’avait arraché ma dignité de mère. Il me manquait quelque chose. Une fois rentrée à la maison, ce fut un véritable supplice de retrouver la chambre que nous avions préparée pour elle et de revoir la layette que je lui avais achetée. Pendant les deux mois qui ont suivi, mon esprit est resté fixé sur le jour de sa naissance. Je ne voulais plus voir personne ».

Les sentiments de Juanita paraîtront peut-être excessifs à la plupart des gens. Cependant, les femmes qui ont fait cette pénible expérience reconnaissent qu’elles sont été autant affligées par la perte de leur bébé qu’elles l’auraient été par le mort d’un membre de leur famille ayant vécu plus longtemps. En effet, disent-elles, des parents aiment leur enfant bien avant sa naissance. Des liens particuliers l’unissent à sa mère. De ce fait, quand il meurt, pour la mère c’est une personne à part entière qui s’en va. Et c’est ce que l’entourage doit comprendre.

Colère et sentiment de culpabilité

Une autre mère nous fait de ses sentiments quand on lui a annoncé que son petit garçon de six ans était mort subitement à cause d’une malformation cardiaque congénitale. « Je suis passée par toute une série de réaction l’apathie, l’incrédulité, un sentiment de culpabilité et la colère à l’encontre de mon mari et du médecin qui n’avait pas décelé la gravité de l’état de David. »

La colère est une autre manifestation de chagrin. Peut-être s’en prendra-t-on aux médecins et aux infirmières, estimant qu’ils auraient pu faire quelque chose de plus pour sauver la personne décédée. Ou bien aura-t-on du ressentiment à l’égard des amis et des parents qui n’ont, semble-t-il, pas parlé ou agi comme il fallait. Certains s’irritent même contre le défunt en l’accusant d’avoir négligé sa santé. Stella dit : « Je me souviens que j’en ai voulu à mon mari car je savais que sa mort n’était pas une fatalité. Très malade, il avait passé outre aux mises en garde des médecins. » Et parfois, le survivant rend le défunt responsable des fardeaux que sa mort lui occasionne.

Certains se sentent coupables d’être en colère. Ils s’en veulent d’être irrités. D’autres s’accusent. « Il ne serait pas mort, se persuadent-ils, si je l’avais fait consulter un autre spécialiste », ou « si je l’avais encouragé à se préoccuper davantage de sa santé ».

Mise à jour le Jeudi, 14 Juillet 2011 12:12

 

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