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| Qui de Mondjo et d’Okoï portera la responsabilité d’une éventuelle mutinerie |
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Écrit par Talassa |
| Lundi, 26 Novembre 2012 15:28 |
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Qui de Mondjo et d’Okoï portera la responsabilité d’une éventuelle mutinerie en relation avec les 491 éléments de la force publique traumatisés
Une petite tige d’allumette suffit pour embraser toute une forêt. Comme pour dire que c’est à partir du petit feu qu’on arrive au grand feu. Les grands officiers militaires comme l’actuel chef d’Etat-major général, le général Blanchard Guy Okoï et le ministre de la Défense rentrant, le général Charles Richard Mondjo, le savent mieux que quiconque, n’est-ce pas ?
Si ces hautes autorités militaires et leurs chefs sont d’accord avec les inquiétudes manifestées par beaucoup de nos compatriotes concernant une éventuelle mutinerie ou des troubles à l’ordre public pouvant être perpétrés par les 491 éléments de la force publique qui demandent leur nomination au grade de sous-lieutenant et leur diplôme après avoir suivi avec succès leur formation, pourquoi ne veut-on pas régler cette situation selon les règles de l’art ? Pourquoi, dans notre pays on veut toujours opter pour le principe du médecin après la mort, alors qu’on a avant que cela s’empire, trouver des approches de solutions à certains problèmes, comme celui de ces 491 éléments de la force publique ayant terminé leur formation et qui réclament leur galon de sous-lieutenant et leur diplôme. Où est le mal ? Le CEMG Blanchard Guy Okoï et le ministre de la Défense, Charles Richard Mondjo ont-ils oublié que dans un passé très récent, les responsables militaires de notre pays ont eu à faire face à des troubles à l’ordre public perpétrés par des éléments de la force publique, mécontents face aux injustices auxquelles ils étaient assujettis ? A ces occasions, il y a eu des pertes en vie humaine, des dégâts matériels importants à l’issue des pillages des magasins ou des sites commerciaux, ce n’est un secret pour personne. Ce ne sont pas trois ou quatre agents de la force publique qu’on veut opprimer et vexer, mais c’est plutôt plus de 490 éléments. Cette situation ne devrait-elle pas interpeller le CEMG Blanchard Guy Okoï et le ministre de la Défense, Charles Richard Mondjo ? Si on pense qu’il y a des doutes qui planent sur la formation suivie par ces 491 éléments de la force publique, pourquoi donc l’un d’eux a-t-il été nommé le 5 octobre 2012 au grade de sous-lieutenant par décret n° 2012-1153 du 7 novembre 2012 ? Si, aujourd’hui, il faut privilégier les affinités parentales ou amicales pour laisser de côté le critère de compétence et d’expérience professionnelle s’agissant des nominations à tel ou tel grade ou poste de la force publique, c’est vraiment dangereux pour le pays. Pourquoi veut-on sacraliser au sein de la force publique des pratiques qui relèvent d’un passé de triste mémoire et qu’on croyait révolu à jamais ? Comme s’interrogent également beaucoup de Congolais, pourquoi, certains hauts officiers de la force publique font-ils montre actuellement d’une volonté de ramer, absolument à contre-courant ? Aujourd’hui, il est question que ces 491 éléments de la force publique fassent encore un deuxième stage. Il a été donc retenu à cet effet que les militaires partent à l’académie Marien Ngouabi. Les gendarmes et les policiers devraient aller, quant à eux, respectivement à l’école de la gendarmerie et à l’école de la police. Mais étant donné que pour rentrer dans ces établissements, il faut avoir le grade de sous-lieutenant et le diplôme de chef de section (CDS), n’y a-t-il donc pas une contradiction en voulant envoyer dans ces différents centres de formation des militaires, des gendarmes et des policiers qui ne sont ni sous-lieutenants ni détenteurs d’un CDS ? C’est vraiment aberrant ! Dans la note de service du 19 juillet 2011, signée de l’ex-ministre de la Défense, M. Charles Zacharie Bowao, il était clairement précisé que pour la première année, c’était un tronc commun et la deuxième année devait être consacrée à la spécialisation. Comme on peut le remarquer, la note d’orientation qui va être signée par le chef d’Etat-major général (CEMG) de l’époque, le général Charles Richard Mondjo ne respectera pas l’esprit de la note service du ministre Charles Zacharie Bowao. Dans cette note d’orientation du CEMG sortant, le général Charles Richard Mondjo, il est spécifié que la première année devait être sanctionnée seulement par un examen de passage. Il y a donc une confusion de ces deux textes qui parlent pourtant d’une même chose s’agissant de la mise en stage de ces 491 éléments de la force publique, mais qui se contredisent concernant le contenu de la formation, notamment le diplôme à obtenir et le grade auquel devaient accéder les stagiaires à l’issue de leur formation. La note d’orientation signée par le chef d’Etat-major général (CEMG) de l’époque, le général Charles Richard Mondjo avait été rendue publique le 19 septembre 2012, juste avant la fin du stage puisque les stagiaires attendaient seulement l’examen final de la section qui a eu lieu du 24 au 29 septembre 2012. Tout le monde se pose la question de savoir si la note d’orientation du CEMG sortant, le général Charles Richard MOndjo peut être juridiquement plus importante que la note de service signée par un ministre de la Défense, qui est son chef hiérarchique ? A qui profite toute cette zizanie ? Et nombreux sont nos compatriotes qui croient que l’actuel CEMG Blanchard Guy Okoï qui est un homme de fermeté et de rigueur, pourra mettre tout en œuvre pour rechercher et trouver des approches de solutions, afin de régler, tant soit peu, certaines situations dangereuses et pièges laissées par son prédécesseur. Y a-t-il eu manque de suivi des stagiaires ? Qu’à cela ne tienne, les 491 éléments de la force publique ont bel et bien suivi avec succès leur formation. Ils ont, comme cela peut se vérifier, fait le FETTA, groupe et section, et même l’aperçu compagnie. Du point de vue de la formation, on peut dire, à n’en point douter, que ces 491 éléments de la force publique sont des officiers bien formés et ils méritent par conséquent leur galon de sous-lieutenant, leur diplôme. Qui dit mieux ! Il sied de signaler qu’au 2ème tiret de l’article 28 du décret présidentiel n° 2005-73 du 25 janvier 2005, portant avancement dans les forces armées congolaises et la gendarmerie, il est, s’agissant de la nomination au grade de sous-lieutenant, stipulé : «Les élèves officiers d’active recrutés au niveau de la licence, ayant obtenu leur diplôme de fin d’études militaires après une formation, sont nommés au grade de sous-lieutenant». Voudrait-on donc mettre en cause les compétences des colonels Nkouka-Ngouémbé, commandant du centre de formation de Makola et Wilson Magloire Dégaley, commandant de l’ENSOA (lEcole Nationale des Sous-Officiers d’Active) ? Si on prétend que les 491 éléments de la force publique seraient mal formés, cela ne voudrait pas dire clairement que leurs encadreurs pendant la formation ont été nuls ?
Rufin TOFFE MABALA |