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| L’instruction judiciaire sur l’affaire du 4 mars 2012 est close |
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Écrit par Talassa |
| Mardi, 20 Novembre 2012 15:04 |
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L’inculpation de Bowao devrait entraîner celle de Sassou, Mondjo, Dabira, Ndinga et Cie
Comme on l’a appris des différentes sources dignes de foi, l’instruction de la procédure Kakom et autres, relative à l’Incendie de L’ECCRAMU de Mpila, survenue le 4 mars 2012, s’est achevée. On retiendra de cette instruction l’arbitraire, comme l’affirment beaucoup de nos compatriotes, de deux personnes tristement célèbres, à savoir le juge d’Instruction Oko Ngakala qui a causé beaucoup des dégâts au Tribunal de Poto-Poto et le procureur de la République Essami Ngatsé, appelé par certains gens «l’homme de Salu Humberto Brada», qui se sont illustrés par une forfaiture sans égale pour les magistrats, par le déni de justice et par des artifices mafieux, visant certainement, à tout pris, à accuser les personnes désignées par leurs commanditaires qui les auraient instrumentalisés. A plusieurs occasions, les avocats ont souligné qu’il s’agit d’un dossier truqué, pleins de nullités et d’une procédure mafieuse qualifié de nulle. Bientôt le ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, Me Aimé Emmanuel Yoka apparaitra assurément sur les médias pour destituer les accusations et faire entendre, aux Congolais qui ne sont pas du tout dupes sur tout qui s’est passé, des tromperies. Par voie de conséquence, tous ceux qui n’appartiennent pas à la chaine de L’ECCRAMU devraient être donc libérés. Il faut arrêter la comédie. Aujourd’hui, les Congolais savent très bien que le colonel Marcel Ntsourou est innocent, concernant la tragédie du 4 mars 2012.
L’inculpation de Bowao devrait entraîner celle de Sassou, Mondjo, Dabira, Ndinga et Cie L’inculpation du ministre Bowao qui a fait et qui continue actuellement de faire boule de neige, doit obligatoirement entrainer l’interpellation de ses collaborateurs, à l’instar de l’ex-chef d’état major général, du contrôleur général et le directeur de la sécurité militaire. Comme on peut l’imaginer, la liste n’est pas exhaustive. Dans la recherche, coûte que coûte, des «boucs émissaires» sur qui, on devait mettre le drame du 4 mars 2012 relatif à l’explosion de l’ECCRAMU, le système judiciaire mafieux du Congo avait, pendant six mois, mis en branle toute sa machine pour inventer dans ce cadre le scénario d’un putsch, sur, dit-on, instruction du président Sassou. Malgré l’entêtement de certains magistrats zélés et maffieux, la thèse d’un accident est plus évoquée s’agissant de la tragédie du 4 mars 2012 et on parle à ce propos d’une erreur humaine, mais aussi de la négligence de la hiérarchie de cette structure. C’est ainsi que de manière cavalière, on a inculpé l’ancien ministre de la défense Charles Zacharie Bowao, pourtant simple délégué, n’ayant pas, pendant qu’il était en fonction, un pouvoir de décision dans le cadre de la défense du pays, sans l’approbation du vrai ministre de la défense qui est le président Sassou, qui est également chef suprême des forces armées de notre pays. Cette inculpation est l’aboutissement logique de l’échec du complot honteux ourdi contre le colonel Marcel Ntsourou, par la machine infernale dirigée par le président Sassou, lui-même, comme beaucoup de nos compatriotes ne cessent de le dire. Elle a pour objectif, comme dans le cas du colonel Marcel Ntsourou de présenter Bowao comme le responsable principal du drame, couvrant ainsi le ministre de titulaire lui-même, le commandant en chef des Forces armées congolaises (FAC), président du Conseil national de sécurité, président de la République et chef de l’Etat, qui devrait proclamer dans ce cas la défaillance de l’Etat, assumer entièrement et pleinement ses responsabilités au lieu de tenter, à tout prix, d’accuser impunément les autres. Mais en inculpant Charles Zacharie Bouwao, le résident Sassou et ses thuriféraires, on oublié qu’il existe le décret 2001-198 du 11 Avril 2001 portant attribution et organisation du ministère de la défense nationale, qui, au titre II concernant l’organisation, mais aussi à l’article 2, parlant de l’administration centrale du ministère de la défense nationale avec ses composante, stipule à la fin que les attributions et l’organisation de ces structures font l’objet de textes spécifiques. Ne dit-on pas qu’à malin, malin et demi ? En effet, sur les 17 structures composants cette administration, il y en a dont les attributions sont étroitement liées l’ECCRAMU. Comme on peut l’imaginer, elles ont donc des responsabilités sur l’explosion survenue le 4 mars 2012 à l’ECCRAMU. Il s’agit entre autres de L’état-major général des FAC, de l’inspection générale des FAC, du contrôle général des FAC, de la Direction centrale de la sécurité militaire (DCSM), de la Direction générale des équipements (DGE), de la Direction générale de l’administration et des finances (DGAF), des chefs de ces structures, sont en principe les collaborateurs immédiats sur lesquels le ministre Bouwao devait s’appuyer pour faire son travail. Il ne faut pas effectivement oublier tous ceux qui, chacun selon ses attributions, devaient lui permettre de ne pas être concerné par les inculpations portant sur la catastrophe du 4 mars 2012, à savoir le Chef d’état-major général (Cemg), l’inspecteur général, le contrôleur général, le DGAF, le DGE, le DCSM. A l’article 2, il est indiqué : «L’état-major général est chargé notamment des questions relatives à l’élaboration des plan et des directives qui intéressent l’organisation générale et la mise en œuvre des forces». Or à ce titre, les plans d’alerte, de mobilisation, de défense et sécurité, de protection de points sensible, les casernes par exemple, relèvent de sa compétence. Il en est de même pour les plans de permanences et de gardes, de protection et de réaction contre les incendies dans ces points les plus sensibles, à cela s’ajoutent la vérification du niveau d’entraînement des personnels concernant leur mise en œuvre, le contrôle de la mise en œuvre elle-même de ses plans. Ces documents existaient-ils ? Assurément, Non ! Les personnels étaient-ils entraînés à faire face à ce scénario ? Non certainement ! La structure était-elle matériellement aménagée et préparée contre ce scénario ? Non, pour une énième fois. Il y a eu donc négligence et incompétence au niveau de cette structure. Son chef ne devrait-il pas être inculpé, comme on l’a fait pour Bowao. S’agissant de l’article 13, il ressort que «l’inspection général des FAC et de la gendarmerie nationale est chargée notamment des mission d’inspection, d’études et d’information». Selon des sources concordantes et dignes de foi, le général Norbert Dabira, l’inspecteur général, aurait fait son travail. On parle souvent d’un rapport d’inspection qui existe bel et bien et le vice-président de la commission d’enquête, le colonel Mongo aurait été visé pour avoir voulu en faire usage au premier jour de l’enquête, comme si l’on marchait par la tête. L’histoire aujourd’hui lui donne raison. «La direction général de l’administration et des finances est chargée notamment, selon l’article 3.4, des questions relatives à l’administration générale aux domaines, aux finances et à l’administration sociale dans les FAC et la gendarmerie Nationale». Cet officier a-t-il fait normalement son travail ? Sinon, pourquoi ne serait-il pas inculpé comme Bowao ? «La Direction Centrale de la Sécurité Militaire est chargée notamment, d’après l’article 65, de coordonner à l’intérieur du territoire national, l’action du ministre de la défense dans le domaine de la protection des personnels, des matériels et des documents». Le directeur centrale de la sécurité militaire de ce fait, et en cette situation, devrait être la personne qui devrait parfaitement maîtriser les données de la situation et qui, d’ailleurs, aurait dû anticiper tout ceci. L’événement lui-même montre à suffisance un fonctionnement défaillant de sa structure et une incompétence manifeste. Ce qui devrait depuis longtemps permettre son inculpation, selon également, l’article 319, et suivant aussi le code pénal. Il faut que cela soit fait dans un bref délai, car il est l’un des collaborateurs immédiats du ministre, dans ce genre de cas, avec le chef d’état-major général. Quant au contrôleur général, qui joue le rôle d’inspecteur en matière de finances, il aurait donc pu contrôler l’utilisation éventuelle des sommes destinées aux divers aménagements nécessaires pour la sécurisation des stocks de munitions et explosifs divers. Etant donnée s qu’il est question dans ce dossier de détournement de fonds, son inculpation devrait être immédiate, pour négligence, incompétence, il est dit à l’article 319. En se référant au décret n°2001-189 du 11 avril 2001 portant attribution et organisation du ministère de la défense national et par les décrets spécifiques portant attributions de leurs structures, le chef d’état-major général, le directeur central de la sécurité militaire et le contrôleur général doivent impérativement être inculpés avec le ministre de la défense, pour n’avoir pas accompli effectivement et efficacement leurs attributions. Si, on l’a fait pour le directeur général des équipements, le colonel Akindou, qui est aujourd’hui inculpé et écroué, pourquoi ne doit-on pas le faire pour les autres ? Bowao rendra lui-même compte de sa part de responsabilité devant le ministre titulaire de la défense, le président Sassou qui devra assumer toutes les responsabilités concernant l’incendie survenue le 4 mars 2012 à l’ECCRAMU, n’est-ce pas ? Tous les responsables des entreprises de travaux publics qui stockaient des explosifs à l’ECCRAMU devraient aussi être inculpés. On ne peut pas faire croire aux Congolais que ces gens ignoraient complètement les dangers que couraient les populations, en stockant à l’ECCRAMU des pareils explosifs, comme il est démontré à l’article 319 et tous ceux qui vont dans le même sens. C’est ainsi qu’on pourra parler d’une justice bien rendue, sinon c’est une injustice dont sera victime le ministre Bowao. Il est aujourd’hui, lui aussi, «une victime» des calculs sordides et politiciens concernant cette affaire du 4 mars dans laquelle on veut à tout prix trouver des boucs émissaires. Ne dit-on pas que lorsque le disfonctionnement de l’Etat est évident, celui qui l’a en charge au plus haut niveau doit avoir la grandeur et la dignité d’assumer entièrement toutes les responsabilités et de dédommager les victimes ou carrément poser sa démission, au lieu de pousser cet Etat déjà défaillant dans des combines maffieuses, visant soit à créer des faux complots, soit à donner en pâture au peuple congolais quelques personnes subjectivement sélectionnées ? C’est de cette manière que le président Sassou est en train d’agir à la plus grande déception, indignation et désolation des cadres restés encore lucides et du peuple congolais. Ont-ils donc tort ceux qui craignent que les inculpations prononcées dans le cadre de la tragédie du 4 mars 2012, aboutissent à des conflits ouverts, tout en n’oubliant pas que les personnes mises en cause dans cette affaire, sont pour la plupart des hauts officiers des FAC qui se connaissent parfaitement ? Ce qui devrait pousser le président Sassou à adopter aujourd’hui une attitude plus responsable.Mais heureusement pour la mémoire de l’histoire et comme par ironie du sort, à chaque jour qui passe, l’étau se referme un peu plus sur lui-même, car nul n’est au dessus de la justice Divine.
Ghys Fortuné DOMBE BEMBA |
