Circulation routière à Brazzaville : Thierry Moungalla bloque la route


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Circulation routière

Écrit par Talassa

  
Lundi, 14 Février 2011 12:46

Même Thierry Moungalla commence à barrer la voie !

Lundi 31 janvier 2011 vers 12 h 30, sur le Boulevard Denis Sassou-N’Guesso, à Mpila-Brazzaville, le ministre congolais des Postes, Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Thierry Lezin Moungalla, a fait bloquer la circulation des véhicules pendant cinq précieuses minutes environ.

L’embouteillage ainsi créé sous une température de chien, a fait monter la tension chez les automobilistes à bord des véhicules qui ont fait la queue leu leu devant le mur d’enceinte du cabinet du ministre. Parce que « le temps c’est de l’argent », disent les Anglais.

« Trop, c’est trop», se sont exclamés les Brazzavillois pris dans l’embouteillage. Même le ministre Moungalla commence à barrer la voie, comme le fait d’habitude le président de la République ! Finalement, si les 38 ministres du Gouvernement font comme ce dernier, on risquera un jour  de mourir en chemin », se sont-ils plaints.

Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

Ce jour-là, le Chef du Département des Postes, Télécommunications et des Ntics sort de son cabinet, à bord de sa voiture de fonction. Le portail s’ouvre pour la circonstance. Et l’un des éléments de sa garde (un militaire béret rouge) se plante en pleine avenue, comme le ferait un policier de la circulation routière.

Il donne l’ordre aux automobilistes qui passaient dans les deux sens de s’arrêter, parce que la voiture du ministre devrait s’y engouffrer.

Malheureusement, la voiture du ministre ne sort toujours pas de l’enceinte du cabinet, bien que le portail soit resté ouvert. Ce retard est dû au fait que Thierry  Lezin Moungalla est en conversation avec un visiteur de dernière minute qui tient à lui parler, même en étant à bord de sa voiture de commandement à trois mètres du portail de sortie.

Pendant ce temps, le soldat béret rouge reste toujours débout, au milieu de la voie, avec son arme bien sûr ! Certains chauffeurs de taxi et leurs clients, et certaines personnes à bord des voitures particulières suffoquent pendant cinq bonnes minutes, pour attendre la fin de la conversation du ministre avec son interlocuteur dans l’enceinte du cabinet.

Un véritable désagrément qui aurait motivé des excuses de la part du ministre à l’égard des usagers de la route. Mais, il ne l’a pas fait ! Nous sommes au Congo…

Ce fait mérite d’être blâmé 

Ce comportement, banal d’apparence, étonne. Surtout lorsque l’on sait que Thierry Moungalla a longtemps vécu en France, pays de référence en matière de respect des droits de l’homme et de morale.

A ce titre, lui, Moungalla, aurait pu se mettre dans la peau de ceux qui avaient éventuellement, ce jour-là, des courses à effectuer en urgence au supermarché ; de ceux qui étaient malades et qui étaient attendus par leurs médecins traitants et de ceux qui se trouvaient dans des voitures ordinaires, c’est-à-dire non climatisées et sans musique (pour calmer la tension).

Lui, Thierry Lezin, qui a récemment donné, à tort, des leçons à tue-tête aux autorités françaises, à la Cour de cassation de France, à l’ONG Transparency International et aux Fonds vautours, pour défendre la souveraineté du Congo qui serait menacée dans l’affaire des Biens Mal Acquis (BMA), Thierry Lezin devrait recevoir, à son tour cette fois-ci, des leçons auprès de Mme Claudia Lemboumba Sassou N’Guesso, Conseiller à la Communication et aux Relations publiques du Chef de l’Etat, surtout que son bavardage inutile à Brazzaville n’a pas empêché la France de nommer deux  juges.

Selon, un observateur étranger, en l’occurrence un diplomate qui a assisté au ralentissement de véhicules causé par le ministre, le 31 janvier 2011, sur l’avenue qui porte le nom du Chef de l’Etat, « le ministre a franchi le Rubicon ». A la vérité, il a dépassé les règles de bienséance pour n’avoir pas averti, à temps, les usagers de la route.

Ce fait paraît banal, mais c’est justement d’un fait banal qu’est partie la révolution tunisienne qui a fait fuir du pouvoir le président Ben Ali, en janvier 2011. Le peuple tunisien a eu maille à partir avec un régime qui a longtemps confisqué ses libertés: liberté de vendre, de parler… et de circuler.

Sassou N’Guesso devrait faire attention aux «grenouilles» qui veulent se faire aussi grosses que le boeuf.

Colonel Baz’

 

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